À midi, au zénith
« Aujourd'hui nous avons la mal à la tendresse », chante Louise Portal, dixit Pauline Julien. Et la foule avec elle, et la foule sans elle qui reprend le refrain. A cappella, comme à la messe. D'ailleurs, on est dimanche aujourd'hui et ça ressemble un peu à une messe, oui !
Et la foule de plus en plus grosse. Cheveux blancs et moins blancs, enfants, sceptiques en retraits qui tendent l'oreille à l'aventure, convaincus bien calés dans leur chaise, auditeurs aussi divers que les textes. J'entends à l'instant ce poème de Patrice Desbiens - le franco-ontarien - et à travers tout ça, un bout de roman de Catherine Mavrikakis, sur le suicide.
Et ne voilà-t-y pas Gilles Duceppe. Une ovation debout. Bon, disons que peut-être y a-t-il quelques allégeances dominantes dans la foule...
Il est midi, les gens courent à la recherche d'un sandwich, un quelque chose pour demeurer sur les plaines pour l'après-midi. Une bien longue messe, le Moulin à parole.
David Bélanger