Conférence de presse du samedi 5 septembre 2009

Le Moulin fait le point

Depuis trois mois nous sommes nombreux à avoir travaillé bénévolement, avec cœur, bonne foi  et dévouement à mettre sur pied le Moulin à Paroles.

Le Moulin est pour nous un évènement de commémoration unique et pacifique.

C’est une célébration de la parole et des mots du Québec ouverte à tous, dans un esprit rassembleur, citoyen et communautaire.

Le Moulin rend hommage aux gens d’ici et d’ailleurs qui, par leurs mots, leurs écrits, leurs voix ont façonné ce coin du monde.

Il témoigne de la fierté d’exister encore, malgré la glace le froid et la solitude.

Il réaffirme la mémoire face à l’amnésie.

Le Moulin c’est 140 textes dont une centaine sont  des textes poétiques ou prosaïques dont 6  textes amérindiens, 10 récits, 1 texte de botanique, deux recettes de cuisine, 3 textes historiques, 3 manifestes, 13 romans, 4 pièces de théâtre, 16 poèmes, 14 chansons, 8 lettres, 8 discours, 5 édits.

Le Moulin c’est une centaine de lecteurs, de voix qui raisonneront plus fort que celles des censeurs, de leur mesquinerie, leur malhonnêteté et leurs considérations bassement électoralistes.

Nous voulons nous souvenir que nous sommes nés sous le lys et que nous avons grandi sous la rose.

Citations

* Valérie Lesage (Le Soleil)
Dimanche, en écoutant le texte de la 25e heure d'André Ricard, lu par son fils Sébastien, j'ai ressenti la fierté de ma langue et la fierté de continuer. Après, il y a eu les meilleurs moments du Moulin à paroles. J'ai entendu Suzanne Clément, émue aux larmes, lire Jacques Cartier. J'ai entendu Julie Snyder lire Abla Farhoud qui explique l'indépendance dans un dialogue entre l'enfant immigrée et le père resté au Liban. J'ai ressenti la révolte dans le Speak White livré par la chanteuse noire de Muzion, qui a dit s'être sentie Québécoise pour la première fois en entendant ce texte à la Nuit de la poésie. J'ai goûté les subtilités de la langue de Gabrielle Roy et de Paul-Émile Borduas. J'ai applaudi l'affirmation du Refus global, j'ai pleuré la déportation des Acadiens et j'ai été rassurée par la solidarité de nos ancêtres qui les ont accueillis.
* Pierre Pichette
L'histoire c'est la vie. L'histoire ne triche pas. Tantôt avec Jacques Cartier ébahi, tantôt avec les Acadiens meurtris dont les maisons brûlent d'un rouge incandescent au loin, tantôt avec les sauvages, beaux et aux mots d'esprit étonnants, tantôt dans une ville de Québec, d'une grande beauté, réduite en cendres à l'image des absurdités des Beyrouth, Kaboul, Groznyï et, tantôt avec un Pierre Laporte effrayé, ou encore, avec l'espoir, les craintes et les rêves de « La comète » d'un Dédé Fortin trop vite disparu... Tout était vibration, émotion, réalité, tristesse, colère, résignation, ténacité, espoir. Personne ne pouvait y brandir l'insensibilité.









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